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L’importance des grosses occasions… ou pas !

La capacité à se créer des grosses occasions et à les mettre au fond du filet sont des facteurs-clé de succès. Cependant, la 187ème Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES montre que dans quatre des cinq grands championnats, les leaders actuels ont fait surtout la différence par le plus grand nombre de buts marqués sans opportunité nette disponible.

La première place de Monaco en Ligue 1 peut ainsi s’expliquer par la plus grande capacité des Monégasques à marquer dans des situations de jeu sans grosse opportunité : 36 buts contre 25 pour PSG. Cet écart est aussi favorable au leader entre Juventus et Rome en Italie (37 à 26), entre Chelsea et Tottenham en Angleterre (41 à 34), ainsi qu’entre Bayern et Leipzig en Allemagne (40 à 25). Au-delà du facteur chance, une plus grande rage de vaincre explique peut-être ces différences.

L’étude permet aussi de mettre en exergue un autre problème connu par Paris St-Germain lors de cette saison. Si les Parisiens ont été en mesure de se procurer le plus grand nombre d’opportunités nettes à l’échelle du big-5 (113), ils en ont mis au fond du filet que 47. Leur taux de conversion a été de 20% inférieur à celui de Monaco : 42% contre 62% (2ème valeur la plus élevée en Europe).

Argent et résultats : quel bilan pour les équipes du big-5 ?

La Lettre hebdomadaire n° 186 de l’Observatoire du football CIES analyse les résultats des équipes du big-5 en fonction des indemnités de transfert dépensées pour recruter les joueurs utilisés sur l’arc de la saison. Dans l’ensemble des championnats analysés, une corrélation significativement positive a été mesurée entre les sommes investies et les points réalisés.

Deux équipes sortent du lot parmi les clubs ayant obtenu des meilleurs résultats par rapport à ce que les sommes dépensées pour recruter les joueurs alignés en championnat auraient laissé supposer : West Bromwich Albion et Atalanta. Nantes et Nice sont les équipes ayant jusqu’ici le plus sur-performé en Ligue 1 française.

En tête de liste des clubs dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des moyens investis dans le recrutement des joueurs utilisés, il y a Wolfsbourg, Bayer Leverkusen, Valence, Hambourg et Sunderland. Bastia a jusqu’ici constitué la plus grosse déception en France, au même titre que Palerme et l’Inter en Italie.

Les 100 meilleurs dribbleurs du big-5

Le numéro 185 de la Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES présente le classement des 100 joueurs les plus performants du big-5 dans le registre du dribble. En tête de liste il y a Adama Traoré. L’ailier de Middlesbrough devance Eden Hazard (Chelsea) et Allan Saint-Maximin (Bastia). Un autre joueur de Ligue 1 figure aux 10 premières places : Amine Harit (Nantes, 9ème).

L’indice utilisé est calculé en divisant le nombre de dribbles tentés par le pourcentage de dribbles réussis. Cette approche nous permet de prendre en compte des critères à la fois quantitatifs et qualitatifs. Dans une perspective quantitative, le joueur du big-5 ayant tenté le plus de dribbles lors de la saison en cours est Neymar (269). En France, le plus gros dribbleur est Allan St-Maximin (217).

Deux joueurs de Ligue 1 présentent le meilleur ratio à l’échelle des cinq grands championnats européens entre dribbles tentés et réussis. Il s’agit de Wylan Cyprien de l’OGC Nice (87%) et Marco Verratti de Paris St-Germain (86%). Le pourcentage le plus élevé parmi les joueurs ayant tenté plus de 100 dribbles a été enregistré pour Eden Hazard : 75%.

Actualisation de l’Atlas digital

Cher abonné,

L’équipe de recherche de l’Observatoire du football CIES a le plaisir de vous informer que l’Atlas digital a été actualisé. Il prend désormais en compte les rencontres de championnat disputées lors des six derniers mois. Cet outil exclusif permet de comparer la composition des effectifs des équipes de 31 ligues de première division de pays membres de l’UEFA.

De plus, les classements actualisés des 100 équipes ayant aligné des joueurs formés au club pendant le plus fort pourcentage de minutes, les compositions les plus stables, ainsi que les plus jeunes sont aussi disponibles. Les classements renvoient à la fois aux 31 championnats de première division européens et aux ligues du big-5 (Liga espagnole, Premier League anglaise, Bundesliga allemande, Serie A italienne et Ligue 1 française).

Nous espérons que ces outils vous plaisent. Tout retour est bienvenu. Nous vous invitons aussi à nous suivre sur Twitter. Merci de votre intérêt !

La bourse démographique : un nouvel outil au service du football

L’Observatoire du football CIES a fait paraître aujourd’hui la 24ème édition de son Rapport Mensuel. L’étude porte sur l’évolution démographique des ligues du big-5 depuis le début de la saison 2009/10. Elle montre notamment que le pourcentage de minutes disputées par les joueurs formés au club en Premier League anglaise a atteint un minimum historique lors de la saison en cours (6,1%).

Le Rapport met également en exergue l’augmentation du temps de jeu des footballeurs expatriés à l’échelle des cinq grands championnats européens. Entre 2009 et aujourd’hui, le pourcentage de minutes disputées par les footballeurs expatriés est passé de 44,4% à 48,2%. Un nouveau record a été enregistré en janvier 2017 : 48,7%. Le seuil symbolique de 50% pourrait être bientôt dépassé.

À l’heure actuelle, les expatriés disputent déjà plus de la moitié des minutes en Premier League anglaise et en Serie A italienne. Dans les deux cas, nous sommes proches des valeurs record. La Serie A se différencie aussi des autres ligues par rapport à l’ampleur de l’augmentation mesurée depuis la saison 2009/10. Par contre, la Bundesliga allemande est le seul championnat où la valeur actuelle est inférieure à celle enregistrée au début de la période analysée.

Le niveau d’utilisation de jeunes varie aussi fortement selon les ligues. Entre 2009 et 2017, la Ligue 1 française a dépassé la Bundesliga allemande en tant que championnat où les équipes font le plus confiance aux joueurs de moins de 21 ans. À l’opposé, la Premier League anglaise a dépassé la Serie A italienne en tant que championnat où les U21 disposent du plus faible temps de jeu.

Lors des six derniers mois, la part de minutes de championnat disputées par les U21 a été de 5,2% en Premier League, 10,1% en Serie A, 11,1% dans la Liga, 13,3% en Bundesliga et 15,7% en Ligue 1. En Angleterre, la valeur actuelle est très proche du record négatif mesuré en août 2013. En Italie, par contre, le record positif enregistré en janvier 2017 pourrait être de nouveau battu d’ici au terme de la saison.

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La Ligue des Champions parmi les compétitions les plus déséquilibrées

La Lettre hebdomadaire n° 184 de l’Observatoire du football CIES présente le pourcentage de rencontres qui se sont terminées avec un écart d’au moins trois buts à l’échelle de 31 championnats européens de première division et des coupes internationales organisées par l’UEFA. L’analyse montre que la Ligue des Champions fait partie des compétitions les plus déséquilibrées.

Depuis la phase de poules jusqu’à présent, plus d’un cinquième des matchs de Champions League se sont soldés par au moins trois buts d’écart (21,0%). Il s’agit de la troisième valeur la plus élevée après celles enregistrées en première division cypriote (22,5%) et autrichienne (21,5%). Par contre, en Europa League, la proportion de rencontres qui se sont terminées avec trois ou plus buts d’écart est particulièrement faible (13,5%).

Tous les championnats du big-5 figurent dans la première partie du classement des compétitions les plus déséquilibrées. Comme pour la Ligue des Champions, ce résultat traduit l’accroissement des écarts de richesse entre équipes participantes. Pour ré-équilibrer les débats, la seule solution réside dans une meilleure redistribution des ressources financières (droits de télévision) et humaines (marché des transferts), tant à l’échelle nationale qu’internationale.

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