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Jour de finale : rapport sur le football féminin

Le football féminin poursuit sa croissance et le processus de professionnalisation suit son cours. Bien que toujours comparativement moins disponibles que chez les hommes, des données sur le profil démographique des joueuses sont désormais plus accessibles pour les femmes aussi. Le 96ème Rapport Mensuel de l’Observatoire du football CIES analyse la composition des effectifs de 223 équipes dans 19 ligues à travers le monde : 14 européennes et 5 non-européennes.

Les clubs étudiés ont en moyenne évolué avec des joueuses âgées de 25,2 ans. Les équipes d’Europe du Nord sont les plus axées sur l’utilisation de jeunes footballeuses, alors que deux championnats non-européens sont les plus âgés : le Brasileiro Feminino et la NWLS des États-Unis. Les valeurs pour les deux finalistes de la Ligue des champions de l’UEFA sont de 27,2 ans pour l’Olympique Lyonnais et 25,9 ans pour Barcelone.

Au niveau des origines des expatriées, avec 159 footballeuses évoluant à l’étranger dans les championnats étudiés, les Etats-Unis sont les leaders dans ce domaine. Les Canadiennes et les Suédoises s’exportent aussi en nombre (60 expatriées dans les deux cas). La grande diversité des origines impliquées (97 nationalités) témoigne quant à elle de l’expansion géographique de la pratique du football féminin.

Les clubs des championnats financièrement les mieux dotés tendent à s’appuyer sur des joueuses plus expérimentées, ainsi que sur plus de footballeuses importées de l’étranger. Ceci est notamment le cas de la Women’s Super League anglaise, dont les équipes ont en moyenne évolué avec des joueuses de 28,8 ans et où les expatriées ont disputé 61,3% des minutes. En ce qui concerne ce dernier pourcentage, l’Olympique Lyonnais se situe à 51,1% et Barcelone à 27,3%. Que le meilleur gagne !

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Gestion durable de l’effectif : Arsenal en tête

Une bonne planification de l’effectif est un atout-clé pour la réussite des clubs. La 465ème Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES classe presque 800 clubs dans 59 ligues à travers le monde selon un indice de continuité prenant en compte la stabilité de l’effectif, sa structure d’âge et la politique contractuelle* afin de révéler les équipes à la fois les plus stables et les mieux préparées à garder un bon niveau de stabilité lors des saisons à venir.

Arsenal est en tête de classement devant une autre équipe anglaise qualifiée pour la prochaine édition de la Ligue des champions, Aston Villa. Les gagnants de la Premier League, Manchester City, sont quatrièmes. Les Allemands de Borussia Mönchengladbach se classent troisièmes, ce qui laisse présager une amélioration des performances après une saison 2023/24 décevante, à condition que le club ne décide pas de chambouler sa politique.

En ce qui concerne la Ligue 1 française, l’indice de continuité le plus élevé a été enregistré pour Toulouse (11ème au total), devant Lens et Monaco. Paris St-Germain est aussi bien classé, ce qui suggère que le club de la capitale s’est bien organisé pour donner de la continuité à son projet malgré le départ de Kylian Mbappé. Les néo-promus d’Auxerre sont en tête de liste au niveau de la Ligue 2, devant les Girondins de Bordeaux, dont les résultats devraient pouvoir s’améliorer la saison prochaine.

La stabilité est mesurée à travers le nombre de joueurs utilisés en championnat lors des trois dernières années, la structure d’âge par le pourcentage de minutes lors de la saison en cours par des joueurs de 31 ans ou plus (sans gardiens) et la politique contractuelle par la part de minutes de joueurs dont le contrat se termine au plus tard fin 2025. L’indice de continuité est la moyenne des trois variables indexées sur base 100 avec le maximum pour la plus faible utilisation de joueurs, de joueurs âgés et de joueurs au contrat court.

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Joueurs les plus impactants de la saison

La 464ème Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES présente les joueurs de champ dont les performances ont été les plus impactantes lors de la saison 2023/24 dans 54 ligues à travers le monde. Le score d’impact a été calculé en prenant en compte les performances dans six domaines de jeu, les minutes disputées en championnat, ainsi que les résultats. La plus haute valeur tous postes confondus a été enregistrée pour l’Espagnol de Manchester City Rodri.

Un autre milieu-de-terrain, le Suisse Granit Xhaka des champions d’Allemagne de Bayer Leverkusen, se classe deuxième. À l’échelle des autres postes, les scores d’impact les plus élevés ont été mesurés pour le Portugais Rúben Dias parmi les défenseurs centraux, son co-équipier Kyle Walker pour les défenseurs latéraux, l’Allemand Florian Wirtz au niveau des milieux offensifs, l’Anglais Bukayo Saka pour les ailiers, ainsi que l’Argentin Lautaro Martínez pour les avants-centres.

En ce qui concerne la Ligue 1, par poste, les plus hautes valeurs d’impact ont été enregistrées pour Wilfried Singo parmi les défenseurs centraux, Achraf Hakimi pour les défenseurs latéraux, Pierre Lees-Melou pour les milieux défensifs, Aleksandr Golovin pour les mileux offensifs, Ousmane Dembélé pour les ailiers, ainsi que Kylian Mbappé pour les avants-centres. Le plus haut score d’impact pour la Ligue 2 a été mesuré pour l’Auxerrois Paul Joly.

>>> Top 100 au total et top 20 par ligue

Rapport migrations : la hausse continue

Le Rapport Mensuel n° 95 de l’Observatoire du football CIES présente les tendances migratoires observées lors des cinq dernières années à l’échelle de 135 ligues masculines réparties entre 88 associations nationales à travers le monde. Un nouveau record dans la présence de footballeurs expatriés a été enregistré en 2024. Depuis 2020, leur nombre a augmenté de presque 20%.

L’importation de joueurs depuis l’étranger est un phénomène touchant désormais un plus grand nombre de clubs et de ligues à travers le monde. La mobilité des joueurs se fait en effet de plus en plus à travers des réseaux de transfert transnationaux, non plus seulement pour les footballeurs les plus talentueux, mais aussi pour les joueurs évoluant à des échelons inférieurs du football professionnel.

Nous observons notamment une intensification des migrations de joueurs d’associations plus compétitives vers des pays footballistiquement moins développés : les Français au Luxembourg et en Suisse, les Argentins au Pérou et au Chili, les Brésiliens en Corée du Sud et aux États-Unis, les Croates en Bosnie, les Anglais en Écosse, les Allemands en Autriche, etc.

Trois pays se détachent en tant que principaux exportateurs de joueurs : le Brésil, la France et l’Argentine. Alors que les Brésiliens restent les plus représentés à l’étranger, lors des cinq dernières années, leur nombre s’est beaucoup moins accru (+86 expatriés) que celui des ressortissants des deux derniers champions du monde : la France (+273) et l’Argentine (+220).

>>> Etude complète

Travail défensif des attaquants : nouvel indicateur

La 463ème Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES classe les joueurs offensifs (ailiers et centre-avants) de 30 ligues à travers le monde selon le volume de travail défensif effectué. Ce dernier a été mesuré à travers un indice* prenant en compte deux variables : la distance parcourue à haute vitesse (>25 km/h) en phase défensive (données SkillCorner) et le nombre de pressions exercées sur les adversaires sans contact physique ni avec la balle (données Wyscout).

Le score le plus élevé dans l’absolu a été enregistré pour l’attaquant sud-coréen Heung-Min Son, avec une valeur particulièrement forte au niveau de la distance couverte à haute vitesse hors possession. Au niveau du big-5 européen, Son devance un autre joueur de Tottenham, Richarlison, ce qui reflète le très grand investissement en termes de travail défensif demandé par l’entraîneur des Spurs Ange Postecoglou aux attaquants, et explique peut-être le fléchissement récent des performances.

Jonathan David (LOSC Lille) est en tête de liste pour la Ligue 1, Johannes Eggestein des probables néo-promus de St. Pauli dans les deuxièmes divisions des pays des ligues du big-5, le Costaricien Manfred Ugalde (Twente, transféré en janvier à Spartak Moscou) au niveau des championnats européens hors big-5, avec la plus haute valeur en absolu en termes de pressions exercées sur les adversaires, ainsi que le Mexicain Ricardo Marín (Chivas Guadalajara) pour les ligues non-européennes analysées.

* L’indice a été calculé sur base 100 à partir de la moyenne des valeurs totalisées sur les deux variables prises en compte, elles-mêmes projetées sur base 100. Seuls les joueurs ayant disputé au moins 1,200 minutes de championnat lors de la saison en cours ont été inclus dans les classements.

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Indice d’ancrage territorial : Athletic Club au top

Le numéro 462 de la Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES analyse l’ancrage territorial de presque 1’000 équipes dans 58 ligues à travers le monde du point de vue de la part de joueurs nationaux et de footbasleurs formés au club parmi ceux utilisés en championnat lors de la dernière année*. L’indice d’ancrage territorial reflète l’écart à la moyenne sur ces deux variables, avec un score maximal pour Athletic Club (100% de nationaux et 62% de formés)

Les Basques devancent les Colombiens d’Envigado et quatre autres équipes d’Amérique latine : les Mexicains de Chivas Guadalajara, les Argentins de Gimnasia La Plata, les Vénézuéliens de Caracas et les Uruguayens de Defensor. Les Ukrainiens de Dynamo Kiev sont la seule autre équipe européenne dans le top 10, accompagnés aussi par un autre club argentin (Club Estudiantes), une autre équipe colombienne (Millonarios), ainsi que les Égyptiens d’ENPPI.

Les clubs les plus ancrées territorialement du point de vue du profil des joueurs alignés dans les autres championnats majeurs sont Newcastle United en Premier League (avec Wolverhampton à l’opposé), Empoli en Serie A (Udinese à l’autre extrême), Heidenheim en Bundesliga (RB Leipzig dernier), Le Havre en Ligue 1 (l’OM en queue de peloton), ou encore Vitória SC en Primeira Liga et Fluminense dans le Brasileirão.

Les joueurs nationaux sont définis comme ceux ayant grandi dans l’association de leur club d’appartenance, tandis que les footballeurs formés au club sont ceux ayant joué pendant au moins trois saisons entre 15 et 21 ans dans leur club d’emploi (non-nationaux exclus). Les données font référence à la dernière année ou, pour quelques ligues mineures et clubs néo-promus, à la saison en cours.

>>> Données pour tous les clubs

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