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Les clubs ne jouent pas plus de matchs par saison

Le deuxième rapport de la Summer Series de l’Observatoire du football CIES sur le calendrier des matchs et la charge des joueurs analyse les tendances dans le nombre de rencontres des clubs dans 40 des ligues les plus compétitives au monde. L’étude révèle notamment que les clubs ne disputent pas plus de matchs par saison, ce qui va à l’encontre de la croyance d’un calendrier de matchs de plus en plus chargé.

Entre 2012 et 2024, le nombre moyen de rencontres par club et saison est resté stable juste au-dessus de 40. Seulement 5% des équipes disputent en moyenne plus de 60 matchs par saison (matchs amicaux non inclus). En remontant encore plus dans le temps jusqu’à la saison 2000/01, ce constat est valable aussi pour les représentants du big-5 en Ligue des champions, avec même une diminution du nombre moyen de matchs officiels lors des trois dernières saisons.

Aucun changement notable n’a été observé non plus à l’échelle globale dans la proportion de clubs jouant 60 matchs ou plus par saison. Les valeurs mesurées lors des deux dernières saisons (3,7% pour 2022/23 et 4,0% pour 2023/24) sont dans ce cas aussi inférieures à la moyenne générale. L’étude présente également des projections pour le prochain cycle de quatre ans, avec les ligues nationales qui continueront à jouer un rôle dominant dans l’organisation des matchs.

>>> Étude complète

Calendrier des matchs et charge des joueurs : premier rapport

Le premier rapport de la Summer Series de l’Observatoire du football sur le calendrier des matchs et la charge des joueurs dans le football masculin analyse les tendances dans le nombre de matchs et de minutes par saison joués lors des douze dernières années par les footballeurs de 40 des meilleures ligues au monde, ainsi que leur distribution selon les organisateurs et des projections pour la période 2024-2028.

Les ligues nationales ont de loin le plus de poids dans l’organisation du football mondial masculin. Entre 2012 et 2024, elles ont organisé 82,2% de toutes les rencontres disputées par les joueurs des 40 ligues analysées. Le deuxième plus grand organisateur, les associations nationales, ont organisé 10,2% des matchs, devant les confédérations (6,7%) et la FIFA (0,9%).

Le principal changement intervenu lors des douze dernières saisons est le renforcement relatif des confédérations, en premier lieu au détriment des associations. Par contre, aucun affaiblissement n’a été constaté au niveau du leadership des ligues nationales sur le calendrier mondial du football masculin. Plus de 80% des minutes jouées par les footballeurs des 40 ligues investiguées lors de chacune des douze saisons étudiées ont été disputées dans des compétitions organisées par les ligues.

Selon les projections élaborées en prenant en compte les nouveaux formats de compétition, les joueurs des ligues analysées disputeront en moyenne le même nombre de minutes et 1,4% plus de matchs toutes compétitions confondues (matchs amicaux de club non inclus) lors des quatre prochaines années par rapport aux quatre dernières. La non-augmentation des minutes s’explique par la règle des cinq changements et les tendances observées en termes de taille des effectifs.

>>> Accédez gratuitement au rapport complet (anglais uniquement)

Calendrier du football masculin

L’Observatoire du football CIES innove avec quatre rapports estivaux sur la question très actuelle de la saturation du calendrier du football masculin. Les études seront publiées à un rythme hebdomadaire à partir de la semaine prochaine, et vont se focaliser sur trois domaines et/ou acteurs impliqués dans l’écosystème du calendrier global du football.

  • Semaine 1 (jusqu’au 12 juillet) – Compétitions
  • Semaine 2 (jusqu’au 19 juillet) – Clubs
  • Semaine 3 (jusqu’au 26 juillet) – Joueurs
  • Semaine 4 (jusqu’au 2 août) – Rapport final et plus d’informations

Les rapports serviront à mieux comprendre les tendances observées lors des douze dernières années en termes du nombre et de la fréquence des rencontres, tant en absolu qu’en fonction des organisateurs (ligues, associations, confédérations, etc.), ainsi qu’en termes de matchs et minutes disputés par les joueurs saison après saison. Ils proposeront aussi une analyse de l’impact des changements prévus dans le format de certaines compétitions (coupes continentales de clubs, coupe du monde des clubs de la FIFA, etc.).

D’autres nouveautés sont d’ores et déjà disponibles sur le site de l’Observatoire du football CIES, notamment les versions améliorées du Transfer Value Tool et de l’Atlas démographique, sans oublier les autres outils exclusivement développés comme l’Atlas des migrations et le Performance Stats Tool.

Euro 2024 : composition des effectifs et favoris

La 468ème Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES analyse sous plusieurs angles les équipes qualifiées pour l’Euro 2024. L’analyse de la compétitivité des effectifs, calculée à partir d’un indice pondérant les minutes disputées par les sélectionnés lors de la dernière année par le niveau sportif de leurs rencontres, pointe l’Allemagne et l’Espagne en tant que favoris.

La France et l’Angleterre sont les deux autres demi-finalistes les plus probables, avec le Portugal juste derrière. Du point de vue de la valeur de transfert des joueurs convoqués, estimée par le biais du modèle statistique de l’Observatoire du football CIES, l’Angleterre (€1,69 milliards) devance la France (€1,41 milliards) et le Portugal (€1,22 milliards). Sur le plan individuel, Jude Bellingham devance le néo-Madrilène Kylian Mbappé et Phil Foden.

La Lettre présente également des données sur la démographie des effectifs. Sur le plan de l’âge, les valeurs s’étendent de 28,8 ans pour l’Écosse à 25,8 ans pour la République tchèque. En ce qui concerne la taille, les extrêmes se situent à 186,5 cm pour la Serbie et 181,6 cm pour l’Espagne. Au niveau de la part de sélectionnés jouant dans des clubs extérieurs au pays représenté, les pourcentages vont de 100% pour le Danemark et l’Albanie à 8% pour l’Angleterre.

Clubs les plus suivis sur les réseaux sociaux

La 467ème Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES présente les 100 clubs au monde avec le plus d’abonnés sur quatre réseaux sociaux : Facebook, X, Instagram et TikTok. Récents vainqueurs de la Ligue des champions de l’UEFA, les Espagnols de Real Madrid sont en tête avec 411 millions de followers, suivis par Barcelone (361 millions) et Manchester United (216 millions).

Quinzième, Al-Nassr de Cristiano Ronaldo est l’équipe non-européenne la plus suivie (54 millions d’abonnés). Les Saoudiens devancent les Brésiliens de Flamengo (aussi 54 millions) et les Égyptiens d’Al-Ahly (51 millions). Cinq clubs de Ligue 1 sont aux cent premiers rangs, avec un trio de tête composé par Paris St-Germain (4ème, 184 millions), Monaco (31ème, 20 millions) et l’OM (33ème, 19,7 millions).

Les plus fortes progressions lors de la dernière année parmi les équipes du top 100 ont été enregistrées pour Real Madrid (+48 millions d’abonnés), Inter Miami (+31 millions), Manchester City (+27 millions) et Al-Nassr de Cristiano Ronaldo (+22 millions). En termes relatifs, l’augmentation la plus notable a été observée pour l’Inter Miami de Lionel Messi (+1’348%).

>>> Toutes les données

Valeurs de transfert : top 100 mondial

L’Anglais Jude Bellingham est actuellement le joueur au monde avec la plus haute valeur sur le marché des transferts. Selon le modèle statistique* de l’Observatoire du football CIES, après une première saison très réussie au Real Madrid, à quelques jours de la finale de la Ligue des champions, son juste prix atteint désormais €280m**. Consultez le top 100 ici.

Le redoutable attaquant de Manchester City Erling Haaland est le deuxième joueur le mieux valorisé (€255m). Le sérial buteur norvégien devance le duo brésilien de Real Madrid Vinícius Júnior (€241m) et Rodrygo Goes (€221m), ainsi que son co-équipier Phil Foden (€204m). Dans le top dix il y a aussi deux joueurs d’Arsenal (Bukayo Saka et Martin Ödegaard), un troisième Citizen (Julián Álvarez), le prodige de Barcelone Lamine Yamal, ainsi que Florian Wirtz de Bayer Leverkusen.

À l’échelle des autres postes, le Suisse de Borussia Dortmund Gregor Kobel est premier parmi les gardiens, le Français d’Arsenal William Saliba parmi les défenseurs centraux, le Croate de Manchester City Joško Gvardiol parmi les défenseurs latéraux et l’Uruguayen de Real Madrid Federico Valverde parmi les milieux défensifs. L’avant-centre portugais de Paris St-Germain Gonçalo Ramos a la plus haute valeur estimée au niveau de la Ligue 1.

* Bâti sur environ 5’500 transferts payants, le modèle statistique de l’Observatoire du football CIES explique plus de 85% des différences dans les prix payés par les clubs sur la base de critères tels que l’âge, la durée de contrat, les minutes de jeu, la part de celles-ci en tant que titulaire, le niveau sportif des matchs disputés, les résultats, la force économique du club et de la ligue d’appartenance, celle des potentiels acheteurs, le niveau d’inflation, etc.

**Les estimations font référence à 100% des droits de transfert, bonus inclus, sans prise en compte d’éventuelles clauses de départ.

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