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Nouveau Rapport Mensuel révèle le lien entre stabilité et succès

Le premier Rapport Mensuel de l’Observatoire du football CIES publié en janvier 2015 a étudié la stabilité des équipes à travers l’Europe. Trois ans après, la trente-quatrième édition approfondit cette question en illustrant l’importance d’une planification durable de l’effectif pour les clubs de football. L’indicateur sélectionné est le pourcentage de joueurs présents dans le club d’emploi depuis moins d’une année.

L’étude révèle que les équipes les plus performantes ont des effectifs bien plus stables que les clubs moins compétitifs. Entre 2009 et 2017, les champions du big-5 avaient en moyenne seulement un joueur recruté en cours d’année sur quatre membres de l’effectif. Cette proportion peut être considérée comme une référence pour se donner les meilleures chances de succès.

L’analyse met aussi en exergue l’instabilité croissante des équipes à travers l’Europe. Au 1er octobre 2017, 44,9% des joueurs avaient été recrutés en cours d’année. Ce pourcentage était de 36,7% en 2009. Si cette évolution continue, les footballeurs présents dans le club d’emploi depuis au moins une année vont bientôt constituer une minorité des effectifs.

Pour limiter l’instabilité croissante, les instances gouvernantes du football devraient mettre un frein aux inégalités économiques entre équipes tant à l’échelle nationale qu’internationale. Elles devraient aussi lutter contre la corruption sur le marché des transferts et dans la gestion des clubs. Il est aussi nécessaire de limiter la spéculation autour de la mobilité des joueurs, notamment à travers une meilleure protection des clubs formateurs, la mise en application de l’interdiction des pratiques de tierce-propriété et le renforcement de la législation sur les intermédiaires.

Consultez l’Atlas digital de l’Observatoire du football CIES pour en apprendre plus sur les caractéristiques démographiques des équipes dans 31 championnats de première division d’associations membre de l’UEFA.

Politiques contractuelles : les géants espagnols en tête

Barcelone et Real Madrid sont aux deux premières places des clubs dont les joueurs disposent des contrats les plus longs. Six des huit équipes en tête de classement sont toujours en lice dans les coupes européennes. Ce résultat illustre la relation entre planification à long terme et succès. La Lettre hebdomadaire n° 222 de l’Observatoire du football CIES présente les données pour l’ensemble des clubs du big-5.

En moyenne, un membre de la première équipe de Barcelone dispose de 3,23 ans de contrat. Cette valeur monte à 3,59 ans pour les onze joueurs les plus utilisés en championnat depuis le début de l’année. La durée maximale dans les autres championnats ont été mesurées à Tottenham, LOSC Lille, RB Leipzig et AS Rome. Contrairement aux autres équipes, le LOSC navigue en eaux sportivement troubles. Le manque de stabilité et la jeunesse de l’effectif en sont les principales causes.

La durée contrat restante des joueurs de Paris St-Germain est relativement faible par rapport à leurs principaux rivaux, tant au niveau européen que français. Ce résultat traduit la présence dans l’effectif de plusieurs joueurs de plus de 30 ans (Dani Alves, Cavani, Di Maria, Thiago Silva, Thiago Motta, etc.). À l’image des opérations Neymar et Mbappé, les nouveaux investissements devront cibler des joueurs dans la force de l’âge.

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Équilibre compétitif : déclin général en Europe

La Lettre hebdomadaire n° 221 de l’Observatoire du football CIES analyse le pourcentage de matchs avec trois ou plus buts d’écart dans 29 compétitions européennes. La valeur la plus élevée lors de la saison en cours a été mesurée pour la Ligue des Champions : 29% (+8% par rapport au même moment de la dernière saison). Ce pourcentage est deux fois plus élevé qu’en Ligue Europa : 16% (+3%).

 

La Premier League anglaise présente jusqu’ici le troisième plus haut pourcentage de matches très déséquilibrés : 22% (+4%). La proportion en Ligue 1 est restée stable à 18%. Parmi les championnats du big-5, seule la Bundesliga a une valeur moins élevée (11%). Le plus faible pourcentage en absolu a été mesuré en Russie : 10% (-4%).

 

La proportion de rencontres déséquilibrées a augmenté dans 20 des 29 compétitions analysées. Au total, l’écart moyen de buts par match est passé de 1,37 à 1,40. La valeur la plus élevée pour cet indicateur a aussi été mesurée pour la Ligue des Champions : 1,87 contre 1,55 la saison passée (+21%). Cette analyse révèle le déclin général de l’équilibre compétitif dans le football européen.

Meilleurs joueurs du big-5 pour les trois derniers mois

Le numéro 220 de la Lettre hebdomadaire présente les joueurs du big-5 ayant le mieux performé dans des matchs de championnat lors des trois derniers mois. Les joueurs sont classés selon l’approche exclusivement développée par l’Observatoire du football CIES pour mesurer la performance technique des joueurs. Seuls les footballeurs ayant disputé au moins 45 minutes de jeu dans huit matchs de championnat sont inclus dans les classements.

La méthodologie de l’Observatoire du football CIES prend en compte la performance des joueurs dans six domaines de jeu : rigueur, récupération, distribution, percussion, mise en danger et finition. De plus, les résultats obtenus par les équipes d’emploi pour les rencontres lors desquelles les joueurs ont disputé au moins 45 minutes de jeu ont aussi été pris en considération en tant que facteur correctif.

Les joueurs suivant sont en tête de liste pour leur poste respectif : Hugo Lloris (gardiens), Kalidou Koulibaly (défenseurs centraux), Mário Rui (défenseurs latéraux), Toni Kroos (milieux défensifs), Christian Eriksen (milieux relayeurs), Lionel Messi (ailiers) et Cristiano Ronaldo (attaquants). Ce widget permet d’accéder aux classements pour différentes échelles temporelles.

Plus grosses plus-values potentielles : Kane devant Messi

Le numéro 219 de la Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES présente les 50 joueurs du big-5 avec les plus gros écarts positifs entre leur valeur de transfert actuelle et l’indemnité payée par les clubs d’emploi pour leur recrutement. La meilleure plus-value pourrait être réalisé par Tottenham Hotspur pour Harry Kane : €198 millions.

Un autre joueur formé dans le club d’emploi est deuxième : Lionel Messi. Cependant, compte-tenu de l’âge de l’Argentin, le bénéfice potentiel pour Barcelone va progressivement diminuer. Dele Alli est troisième avec une plus-value potentielle de €164 millions. Le possible profit pour Atlético Madrid en ce qui concerne Antoine Griezmann ne prend pas en compte la clause de départ de €100 millions négociée par le Français lors du dernier renouvellement de contrat.

Les valeurs estimées sont calculées grâce à un algorithme exclusivement mis au point par l’équipe de recherche de l’Observatoire du football CIES. Un nombre croissant de clubs professionnels et d’intermédiaires ont recours à l’approche développée dans le cadre de négociations de transfert ou de litiges. Les estimations pour tous les joueurs du big-5 sont disponibles ici.

Nouveau Rapport Mensuel : la formation aide les clubs à gagner

La 33ème édition du Rapport Mensuel de l’Observatoire du football CIES présente une analyse comparative de la présence de joueurs formés au club dans 31 premières divisions européennes entre 2009 et 2017. Elle révèle notamment que les joueurs ayant été pendant au moins trois saisons entre 15 et 21 ans dans leur clubs d’emploi ont représenté presqu’un quart des effectifs des clubs champions. Cette proportion n’a été que d’environ un cinquième pour l’ensemble des équipes étudiées.

La capacité à développer des joueurs pour la première équipe participe de l’avantage compétitif détenu par les clubs les plus performants. Cependant, ce résultat est en partie lié à la manière dont les joueurs formés au club sont définis. En effet, après trois saisons, un joueur engagé à 18 ans peut être considéré comme formé au club par l’équipe l’ayant recruté. Cette possibilité encourage les clubs les plus en vue à attirer précocement les meilleurs talents initialement formés par des équipes moins compétitives.

Un changement dans la définition de la catégorie des joueurs formés dans le club ou dans l’association serait utile pour promouvoir un développement plus durable du football européen. Diminuer l’âge de référence pour définir la catégorie des joueurs formés localement de la période de 15 à 21 ans à celle de 12 à 17 ans permettrait de limiter la spéculation grandissante autour du transfert de mineurs en Europe. En effet, selon les règles de la FIFA, les footballeurs communautaires ne peuvent partir à l’étranger qu’après leur 16ème anniversaire. Ceci empêcherait aux clubs et pays recruteurs d’acquérir le statut de formateurs pour des joueurs importés en tant que mineurs.

Disposer d’un centre de formation performant n’amène pas directement au succès. Néanmoins, ce rapport montre qu’il s’agit d’un indicateur fiable pour mesurer la capacité des clubs à se projeter vers l’avenir. L’existence d’une académie performante est aussi un bon indicateur de la force du club en tant qu’institution territorialement enracinée. Au-delà des résultats à court terme, investir dans la formation de jeunes talents locaux peut être considéré comme un gage pour le développement durable du club en tant qu’institution.

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