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Occasions créées : Messi et Di María en tête

Le numéro 285 de la Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES met en exergue les joueurs ayant créé le plus de grosses occasions lors des matchs du big-5 sur trois différentes périodes : la dernière année, les trois dernières et les cinq dernières. Lionel Messi est nettement en tête pour les cinq et trois derniers ans, tandis qu’Ángel Di María est premier pour la dernière année.

Selon les données OptaPro, sur les cinq dernières années, Lionel Messi a créé une grosse occasion toutes les 90 minutes. La fréquence des grosses occasions créées par l’Argentin a même augmenté lors de la dernière année (87 minutes). Ceci indique que le prodige du FC Barcelone est loin d’être sur la pente descendante de sa carrière.

Aux deuxièmes et troisièmes places pour les différentes périodes analysées sont Ángel Di María et Kevin de Bruyne pour les cinq dernières années, Thomas Müller et Kevin de Bruyne pour les trois dernières, ainsi que Thomas Müller et Lionel Messi pour la dernière. Les Français les mieux classés sont Dimitri Payet pour les cinq et trois derniers ans, ainsi que Wissam Ben Yedder et Alassane Pléa pour la dernière année.

De la Bolivie au Japon : géographie de l’agressivité dans le football

Le numéro 284 de la Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES classe 92 premières divisions du monde entier selon le nombre moyen de cartons (jaunes et rouges) par match pendant la saison en cours ou la dernière complétée. Les valeurs s’étendent de 2,3 au Japon à 7,0 en Bolivie. En Europe, les valeurs extrêmes ont été mesurées en Norvège (3,1) et Ukraine (6,2).

L’étude révèle les grandes différences géographiques dans le niveau d’agressivité du jeu. Huit des dix ligues avec le plus de cartons sont d’Amérique latine : Bolivie, Uruguay, Guatemala, El Salvador, Colombie, Equateur, Pérou and Argentine. À l’opposé, trois des cinq ligues avec le moins de cartons sont asiatiques : Japon, Vietnam et Corée du Sud.

Les arbitres de Ligue 1 donnent relativement peu de cartons (4,0 par match contre 4,7 en moyenne mondiale) : entre 1,6 pour Angers et 2,6 pour Monaco. Au niveau du big-5, les valeurs varient entre 1,0 pour Borussia Dortmund et 3,7 pour Bologne ; tandis qu’à l’échelle mondiale elles se situent entre 0,8 pour le FC Tokyo et 4,0 pour Montevideo Wanderers.

Analyse technique de la Major League Soccer

Le renouvellement de la fructueuse collaboration avec OptaPro a permis à l’Observatoire du football CIES d’innover en développant son premier rapport technique sur une compétition non-européenne : la Major League Soccer (MLS) des États-Unis et du Canada. Le 52ème Rapport Mensuel compare le style de jeu de la MLS avec celui pratiqué dans les cinq grandes ligues européennes.

Le type de football joué en MLS diffère de celui du big-5 sur deux aspects principaux : la pression sur l’adversaire et le recours au jeu aérien. Le nombre moyen de duels par match enregistré en MLS est inférieur à celui observé dans chacun des cinq grands championnats européens. Ceci reflète la moins grande pression exercée par les joueurs sur le porteur du ballon. Par conséquent, les équipes de MLS ont l’opportunité d’armer plus de frappes.

En partie du fait de la moins grande pression exercée sur le porteur du ballon, les joueurs de MLS privilégient le jeu au sol. Ceci se reflète dans un nombre de duels aériens nettement inférieur : -14% par rapport au big-5 et -25% par rapport à la Premier League anglaise. Les équipes de MLS ont aussi moins recours aux centres que les clubs de n’importe quel grand championnat européen.

Bien que la Major League Soccer ait déjà connu un développement considérable lors de la dernière décennie, l’engouement pour le soccer aux États-Unis, avec l’organisation de la Coupe du monde en point de mire, lui permettra de croître encore davantage, tant économiquement que sportivement. Les clubs de MLS pourront ainsi attirer encore plus de talents de l’étranger.

Le défi consistera aussi à former des meilleurs footballeurs localement et à les retenir plus longuement sur place. Si une partie d’entre eux continuera à rejoindre les meilleurs clubs européens, l’amélioration éventuelle du système de formation permettra de renforcer l’équipe nationale américaine, avec des effets très positifs sur la popularité du soccer aux États-Unis et le développement de la MLS. Accéder au Rapport.

De Chelsea au Real : bilans nets des transferts

Le numéro 283 de la Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES présente le bilan financier des opérations de transfert effectuées par les clubs du monde entier pendant les deux derniers mercatos. Real Madrid a enregistré le bilan le plus négatif (- €181 million), devant Aston Villa (- € 169 m) et Barcelone (- € 166 m). À l’opposé, on trouve Chelsea (+ € 205 m), Benfica (+ € 167) et Ajax (+ € 137 m).

Les sept transferts payants conclus par Real Madrid durant les périodes de transfert de l’été 2019 et de l’hiver 2020 ont coûté environ €330 millions (bonus inclus). Pendant la même période, les revenus générés par le club espagnol pour le transfert de sept autres joueurs ont été de €149 m. Pour sa part, Chelsea a encaissé €250 m pour le transfert de seize footballeurs, tandis qu’il a dépensé € 45 m pour renforcer son effectif (Mateo Kova ?i ?).

En France, les extrêmes se situent entre + €69 millions pour le LOSC et - €166 millions pour Monaco. La Ligue 1 est le seul championnat du big-5 avec un solde positif sur les opérations de transfert effectuées lors des deux derniers mercatos : + € 106 m. Les bilans au niveau des autres ligues sont - €844 m en Premier League anglaise, - €418 m en Liga espagnole, - €407 m en Serie A italienne et - €263 m en Bundesliga allemande.

 

Camavinga parmi les jeunes les plus utilisés

Le numéro 282 de la Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES présente la liste des joueurs nés dans les années 2000 ayant disputé le plus grand pourcentage de minutes dans la saison en cours. Dejan Kulusevski (2000) est en tête du classement du big-5. Trois joueurs de Ligue 1 figurent aux dix premières positions : Eduardo Camavinga (4ème et 1er pour les joueurs nés en 2002), Rayan Aït Nouri (7ème et 1er pour les joueurs nés en 2001) et Mohamed Simakan (8ème).

Quatre joueurs de Ligue 2 sont aux dix premiers rangs du classement des deuxièmes divisions des pays du big-5 : Eric Ebimbe (Le Havre, en prêt du PSG), Ilyas Chouaref (Châteauroux), Jean Marcelin (Auxerre, transféré à Monaco) et Enzo Le Fée (Lorient). En quatrième position, il y a le prodige de Las Palmas Pedri. Né en 2002, le milieu offensif rejoindra Barcelona l’été prochain. À la dix-neuvième place on trouve un joueur né en 2003 : Jude Bellingham (Birmingham), déjà auteur de 4 buts en Championship.

Le Néerlandais Sven Botman est premier au niveau des joueurs des autres championnats de première division pris en compte. Le défenseur central prêté par Ajax à Heerenveen devance le milieu brésilien Gustavo Assunção (Famalicão) et trois très jeunes joueurs : l’attaquant tchèque Adam Hložek (2002, Sparta Prague), le milieu australien Louis D’Arrigo (2001, Adelaide) et le défenseur suisse Leonidas Stergiou (2002, St-Gall).

Classements d’efficacité dans 31 ligues européennes

Le numéro 281 de la Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES compare les points réalisés par les équipes de 31 ligues européennes avec les points attendus selon un modèle statistique prenant en compte la possession, ainsi que le nombre et la distance des tirs tentés et concédés (données InStat). L’analyse met en évidence la grande efficacité de clubs comme Benfica (+0,71 points par match), Liverpool (+0,66), Juventus (+0,64), Schalke 04 (+0,57) et Valence (+0,55).

L’écart positif le plus fort a été mesuré pour Astra Giurgiu (+0,85 points). L’équipe roumaine a obtenu presque deux points par match malgré qu’elle ait concédé plus de tirs que ceux tentés et qu’elle ait eu seulement 45% de possession. En France, les équipes les plus efficaces jusqu’ici ont été Stade Rennais (+0,58 points) et l’Olympique de Marseille (+0,46) en Ligue 1, ainsi que Lorient et Ajaccio en Ligue 2 (+0,41 points dans les deux cas).

Les plus forts écarts négatifs à l’échelle européenne ont été mesurés pour les Écossais d’Heart of Midlothian (-0,77 points), ainsi que pour les Italiens d’Atalanta et de Livourne (-0,71 points dans les deux cas). En France, les équipes les plus inefficaces jusqu’ici sont Toulouse (-0,38) en Ligue 1 et Orléans en Ligue 2 (-0,67). Plus de données exclusives sont accessibles depuis l’Atlas de performance de l’Observatoire du football CIES.

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