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La pandémie favorise les jeunes footballeurs en Amérique latine

L’Observatoire du football CIES vient de publier sa deuxième analyse sur le profil démographique des joueurs et des équipes de quatre premières divisions d’Amérique latine : Brésil, Argentine, Mexique et Chili. L’étude révèle notamment que la pandémie de la COVID-19 a amené à une diminution de l’âge moyen des joueurs utilisés et provoqué une augmentation de la part de footballeurs formés au club.

Les changements les plus notables ont été enregistrés au niveau de la première division argentine, avec notamment une forte augmentation du pourcentage de joueurs formés au club, qui est passé de 22,6% à 34,1% (+11,5%). À titre de comparaison, ce pourcentage est de 19,0% au Chili (+1,2%), de 18,5% au Brésil (+3,8%) et de 13,5% au Mexique (+0,2%). CA Banfield détient le record du plus grand pourcentage de minutes disputées par les joueurs formés au club (76,1%).

L’étude révèle également que CA Boca Juniors est l’équipe ayant formé le plus de footballeurs présents dans les quatre ligues étudiées : 48, dont seulement sept toujours présents au sein du club. Avec 38 joueurs issus de leurs équipes de jeunes, Santos FC et CA Lanús sont les deuxièmes plus grands clubs formateurs, juste devant les Chiliens d’Universidad Católica et les Argentins de River Plate (37 joueurs formés dans les deux cas). L’analyse complète est disponible dans le 62ème Rapport Mensuel.

Classement projeté : l’OL futur champion ?

La Lettre hebdomadaire n° 325 de l’Observatoire du football CIES présente la projection des points en fin de saison pour les équipes de 22 ligues à travers l’Europe. La projection est effectuée à partir d’un modèle statistique prenant en compte les tirs cadrés et depuis la surface tentés ou concédés, la possession de la balle, ainsi que ses propres passes dans le tiers adverse et celles des adversaires.

Selon cette projection, malgré la défaite du dernier week-end, l’Olympique Lyonnais sera champion de France avec 82 points, un de plus que Paris St-Germain, trois de plus que le LOSC et neuf de plus que Monaco. Au niveau de la deuxième division, Clermont Foot sera directement promu en Ligue 1 avec 70 points, cinq de moins que Troyes mais un de plus que Toulouse, qui sera ainsi contraint de passer par les barrages, où il pourrait se frotter au FC Nantes.

Sans surprise, les actuels leaders Bayern Munich (+6 points sur RB Leipzig), Atlético Madrid (+3 sur Barcelone) et Manchester City (+14 sur Manchester United) seraient champions, tandis qu’en Italie l’Inter redécouvrirait la joie du titre après 11 saisons en disette, en devançant Milan (+2) et Juventus (+3). Plus de statistiques de jeu pour les équipes dans 35 ligues européennes sont disponibles dans l’Atlas de performance réalisé par l’Observatoire du football CIES à partir des données InStat.

Plus-values sur les transferts : deux clubs français en tête

Deux clubs de Ligue 1 sont en tête du classement des équipes actuellement dans le big-5 ayant totalisé le solde le plus positif pour les opérations de transfert conclues lors des dix derniers mercatos : LOSC Lille (+€191M) et l’Olympique Lyonnais (+151M). À l’autre extrême, on trouve les deux clubs de Manchester, City (-€631M) et United (-€586M).  La Lettre hebdomadaire n° 324 de l’Observatoire du football CIES présente les données pour tous les clubs.

 

Seulement deux des 20 clubs actuels de Ligue 1 présentent des déficits importants au niveau des transferts effectués depuis l’été 2016 : Paris St-Germain (-€455M, 4ème valeur la plus négative dans l’absolu) et l’Olympique de Marseille (-€34M). Si on exclut ces deux équipes, les plus-values réalisées par les 18 clubs restants de Ligue 1 lors des cinq dernières années atteignent €1,1 milliards, dont plus de la moitié par les trois clubs cités plus haut.

 

Lors de la même période, le solde pour les équipes actuelles de Premier League anglaise a été négatif à hauteur de €4,5 milliards. La plus faible perte a été enregistrée pour Southampton (-€50M). En Italie, en Allemagne et en Espagne, les bilans les plus positifs ont été observés pour Sampdoria (+€147M), Hoffenheim (+€87M) et Valence (+€67 M). Les données ont été récoltées par l’Observatoire de football CIES à travers les communiqués des clubs ou les médias.

Équipes les plus cyniques dans 31 ligues européennes

Le numéro 323 de la Lettre hebdomadaire de l’Observatoire du football CIES classe les équipes de 31 ligues européennes selon le nombre de tirs par but marqué sur la base des données fournies par InStat. L’équipe la plus cynique dans l’absolu est Hambourg (un but chaque 4,7 tirs), suivie par Olympiacos et Bayern Munich. À l’opposé, on trouve les Portugais de Belenenses (un but tous les 20,5 tirs).

Au niveau des cinq grands championnats, les équipes les plus cyniques après Bayern sont Atlético Madrid (un but tous les 5,4 tirs) et Union Berlin (5,7). L’Inter (6,0) a jusqu’ici été l’équipe la plus cynique en Serie A italienne et Leicester City (6,0) en Premier League anglaise. En Ligue 1 française, les valeurs varient entre 6,2 tirs par but pour Monaco et 13,5 pour Dijon.

L’étude présente également le pourcentage de tirs déclenchés depuis la surface adverse et la distance moyenne des tirs. Pour le premier indicateur, les valeurs les plus élevées ont été mesurées pour Dinamo Kiev (70%) à l’échelle des 35 compétitions et Paris St-Germain (68%) en Ligue 1. Pour le deuxième, les distances les plus courtes ont été enregistrées pour Viktoria Plze ? (14,2 mètres) et l’AS Monaco (15,8 mètres). Pour plus de statistiques de jeu, vous pouvez consulter l’Atlas de performance de l’Observatoire du football CIES.

Les fans de football demandent plus de transparence

L’enquête lancée par l’Observatoire du football CIES pour fêter ses 15 années d’existence a permis de récolter des données extrêmement intéressantes sur la perception des fans sur le football professionnel. Une nette majorité des 2’061 répondants considère qu’il n’y a pas assez de transparence autour des transferts, ni de diversité dans les équipes qui gagnent des trophées. L’étude complète est accessible dans la 61ème édition du Rapport Mensuel.

Presque neuf répondants sur dix considèrent également que les agents gagnent trop d’argent. De ce point de vue, le plafonnement des commissions décidé par la FIFA rencontre l’approbation des fans. Plus généralement, toute initiative visant à rendre les opérations de transfert moins opaques serait très appréciée par les passionnés du jeu. Sur ce plan, l’obligation de communiquer les détails financiers des transactions des joueurs recevrait certainement un accueil favorable.

Presque quatre fans sur cinq estiment que les championnats nationaux ne sont pas assez équilibrés. Cependant, moins d’un tiers considèrent que le nombre de rencontres dans les ligues nationales est trop élevé. D’un point de vue politique, en particulier dans le contexte européen avec la possible création supposée d’une super ligue continentale, ce résultat peut être interprété comme une prise de position des passionnés du jeu en faveur des championnats domestiques.

Parmi les nombreux autres résultats intéressants, l’écrasante majorité des fans est d’avis que les coûts pour assister aux rencontres, que ce soit au stade ou par télévision interposée, sont trop élevés. Du point de vue de la fidélisation du public, cette situation pose problème. Elle constitue un défi majeur pour la popularité future du football, surtout vis-à-vis des nouvelles générations, qui sont d’ores et déjà habituées à accéder gratuitement au spectacle du e-sport.

Pour terminer avec une note positive, presque sept participants à l’enquête sur dix pensent qu’il n’y a pas trop de matchs truqués, ni trop de dopage dans le football professionnel. Sur ces deux aspects, la confiance des fans pour le beau jeu demeure. Sur bien d’autres aspects, par contre, de nombreuses réformes et actions devraient être entreprises afin de retenir l’adhésion des fans, améliorer l’image du jeu et stimuler les effets positifs du football sur la société.

Absence de public : Atlético Madrid n’en a cure

L’absence de public affecte très différemment les équipes. Malgré la fermeture des stades suite à la pandémie, Atlético Madrid a enregistré la plus forte proportion de succès à domicile parmi les équipes du big-5 : 13 sur 15 en incluant le match de hier soir contre Valence (86,7%). Les données pour les clubs de 66 premières divisions à travers le monde sont disponibles dans la Lettre hebdomadaire n° 322 de l’Observatoire du football CIES.

Parmi l’échantillon analysé, deux équipes ont remporté tous leurs matchs à domicile après la pandémie : les champions de Norvège de Bodø/Glimt (15 sur 15) et les Écossais de Rangers (12). À l’opposé, dix clubs n’ont plus gagné la moindre rencontre à domicile depuis le 1er avril 2020. Parmi eux, on trouve notamment Dijon FCO : 5 matchs nuls et 6 défaites lors des 11 matchs disputés à huis clos dans le stade Gaston-Gérard.

A l’échelle de ces 66 ligues, le pourcentage de victoires à domicile a diminué de 45,1% entre le 1er janvier 2019 et le 31 mars 2020 à 42,0% entre le 1er avril 2020 et le 18 janvier 2021. D’une manière générale, l’absence de public a donc porté préjudice aux équipes qui évoluent à la maison. Ces dernières demeurent cependant avantagées dans la mesure où elles continuent à remporter 1,32 fois plus de rencontres que leurs visiteurs.

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